- L'expert qui se présente chez vous après votre déclaration est payé par votre assureur. Le vôtre, c'est vous qui le choisissez et le payez.
- Lisez votre contrat et cherchez le mot « honoraires » : il prévoit peut-être une prise en charge de votre expert, souvent plafonnée et sous conditions.
- Aucun tarif officiel n'existe, la profession n'est pas réglementée. Ne signez rien sans un barème écrit et chiffré, remis avant signature.
- Le premier diagnostic est gratuit, sans engagement : nous lisons votre contrat avec vous, même si vous ne nous confiez pas le dossier ensuite.
Pourquoi le prix d'un expert d'assuré est une question légitime
Vous cherchez un tarif avant même de savoir si vous avez besoin d'un expert. C'est logique. Un sinistre coûte déjà cher : la franchise, les travaux avancés, les nuits à l'hôtel, les jours de congé posés pour attendre un rendez-vous. L'idée d'ajouter des honoraires par-dessus a de quoi faire hésiter.
Nous ne fuyons pas la question. Mais nous n'y répondrons pas par un chiffre unique affiché sur une page. Le travail sur un dégât des eaux limité à une pièce et celui sur un incendie qui détruit une maison n'ont rien de comparable : ni le temps passé, ni les postes de dommage à chiffrer, ni le nombre de réunions d'expertise. Un prix unique affiché pour tout le monde serait une facilité commerciale, pas une information.
Ce que nous pouvons faire, c'est vous expliquer comment la question se pose. Et vous donner une règle simple avant d'aller plus loin : un professionnel qui refuse de vous montrer sa méthode de calcul avant votre signature ne mérite pas votre confiance. Le Code de la consommation lui impose de vous communiquer le prix avant la conclusion du contrat ou, lorsque ce prix ne peut pas être calculé à l'avance, la méthode qui permet de l'établir.
Qui paie l'expert d'assuré, et qui paie celui de la compagnie
C'est le point que presque personne ne connaît avant son premier sinistre. L'expert qui se présente chez vous après votre déclaration n'est pas un arbitre neutre. Il est mandaté et rémunéré par votre compagnie d'assurance. Son intervention ne vous est pas facturée, parce qu'elle est payée par l'assureur. C'est précisément ce qui distingue son métier de l'expertise d'assuré, exercée pour vous et payée par vous.
L'expert d'assuré, lui, est mandaté par vous. Il est donc, par principe, payé par vous. Sur votre dossier, nous ne représentons que vous.
Cette asymétrie surprend, mais elle est cohérente : chacun rémunère le professionnel qui défend sa lecture du dossier. Votre assureur a son expert. Vous avez le vôtre. La vraie question n'est donc pas « pourquoi devrais-je payer ? », mais « est-ce que mon dossier justifie cette dépense ? ». C'est ce que sert à déterminer un premier diagnostic.
Si votre sinistre ne justifie pas l'intervention d'un expert, je vous le dis franchement : le diagnostic reste gratuit, et vous repartez avec la marche à suivre.
Le premier diagnostic est gratuit et sans engagement. Vos honoraires vous sont présentés et expliqués avant toute signature.
Rien ne se signe tant que vous n'avez pas tout compris.
La garantie « honoraires d'expert » : commencez par lire votre contrat
Avant toute chose, ouvrez vos conditions générales et vos conditions particulières. Certains contrats multirisques habitation, contrats professionnels et contrats d'immeuble comportent une garantie appelée « honoraires d'expert » ou « honoraires d'expert d'assuré ». Elle est parfois logée dans le volet protection juridique.
Quand elle existe, cette garantie prévoit que votre assureur prend en charge tout ou partie des honoraires de l'expert que vous mandatez. Elle est le plus souvent plafonnée et parfois soumise à des conditions : nature du sinistre, seuil de dommages, information préalable de la compagnie. C'est une garantie peu connue, que l'on découvre parfois trop tard.
Ce point ne coûte rien à vérifier, et nous le regardons avec vous dès le premier échange, même si vous ne nous confiez pas le dossier ensuite.
Trois réflexes, dans cet ordre :
- Cherchez le mot « honoraires » dans vos conditions générales et particulières, ainsi que dans le tableau des garanties.
- Notez le plafond, la franchise éventuelle et les conditions de mise en jeu : c'est là que tout se décide.
- Faites confirmer le point par écrit à votre assureur ou à votre courtier, avant d'engager la moindre dépense.
Comment se calculent les honoraires d'un expert d'assuré
La profession d'expert d'assuré n'est pas réglementée en France. Il n'existe ni tarif officiel, ni barème imposé par l'État, ni ordre professionnel. Les honoraires sont libres. Cela a une conséquence directe pour vous : d'un cabinet à l'autre, la méthode de calcul peut être radicalement différente, et la comparaison n'est jamais évidente.
Ce qui compte n'est pas la famille de calcul retenue, mais qu'elle soit écrite, chiffrée et remise avant votre signature. Pas expliquée oralement sur un coin de table pendant que vous êtes encore sous le choc du sinistre. Pas renvoyée à un « on verra à la fin ».
Chez KALTE, vos honoraires sont écrits dans le mandat de mission, qui vous est remis et expliqué avant toute signature. Vous repartez avec, vous le lisez chez vous, à froid, et vous posez vos questions ensuite.
On rencontre sur le marché trois familles de calcul :
- Les honoraires forfaitaires : un montant fixé à l'avance pour une mission définie.
- Les honoraires proportionnels : un calcul assis sur le montant des dommages ou de l'indemnité, selon les cabinets.
- Les formules mixtes, qui combinent les deux logiques.
Les autres frais qui peuvent apparaître dans un dossier
Les honoraires de votre expert ne sont pas la seule ligne possible. Deux situations méritent d'être connues à l'avance, parce qu'elles surprennent toujours quand on les découvre en cours de route.
La tierce expertise. Lorsque votre expert et celui de la compagnie ne parviennent pas à s'accorder, certains contrats prévoient la désignation d'un troisième expert pour les départager. La clause la plus courante veut que chaque partie conserve les frais de son propre expert et que ceux du tiers expert soient partagés. Cette répartition est fixée par votre contrat, pas par la loi : vérifiez-la, elle n'est pas identique partout.
Les prestations techniques. Certains dossiers réclament un intervenant spécialisé : recherche de fuite, analyse d'une installation électrique, mesures d'humidité, étude de structure, devis d'entreprise. Ces prestations sont facturées par ceux qui les réalisent. Une partie peut être couverte par votre contrat, la recherche de fuite en dégât des eaux étant l'exemple le plus courant.
Un rappel qui vaut pour toute cette page : garanties, franchises et plafonds dépendent du contrat que vous avez souscrit. Deux voisins sinistrés le même jour peuvent avoir deux réponses différentes.
Chez KALTE : diagnostic gratuit, honoraires écrits, aucune signature à l'aveugle
Le premier diagnostic est gratuit et sans engagement. Nous regardons votre contrat, la nature du sinistre, les photos, les échanges déjà intervenus avec la compagnie et, s'il existe déjà, le rapport de son expert. À l'issue de cet échange, vous savez ce qui est en jeu, ce qui peut être discuté et ce qui ne le sera pas.
Si votre sinistre ne justifie pas l'intervention d'un expert, nous vous le disons franchement. Le diagnostic reste gratuit et vous repartez avec la marche à suivre pour mener le dossier vous-même. Un dossier que nous n'aurions pas dû prendre est mauvais pour vous, et mauvais pour nous.
Si l'intervention se justifie, vous recevez le mandat de mission avant toute signature. Nous le relisons ligne à ligne avec vous. Et si le mandat est signé à distance ou ailleurs que dans les locaux du professionnel, à votre domicile par exemple, le Code de la consommation accorde au particulier un délai de rétractation de quatorze jours, sans motif à donner. Ce délai et ses effets sont détaillés dans le mandat qui vous est remis.
Rien ne se signe tant que vous n'avez pas tout compris. Un client qui signe sans comprendre, c'est un litige qui commence.