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Expert d'assuré IARD

Expert d'assuré : qui il est, ce qu'il fait, qui le paie

Votre assureur mandate son expert. Vous pouvez mandater le vôtre. Un expert d'assuré est un professionnel du sinistre que vous choisissez pour constater les dommages, les chiffrer et défendre votre dossier face à la compagnie. Voici ce qu'il fait, ce qu'il ne fait pas, quand le saisir et qui le paie.

L'essentiel
  • Votre assureur a son expert, et il le paie. Vous pouvez mandater le vôtre, que vous payez : c'est le mandat qui dit qui parle pour qui.
  • Déclarez vite : votre contrat fixe un délai court. Et gardez ce qui est abîmé, car les preuves disparaissent dès qu'on nettoie, qu'on jette ou qu'on répare.
  • Tant que vous n'avez pas donné votre accord définitif, le montant annoncé n'est qu'une proposition : la contre-expertise reste possible.
  • Regardez si votre contrat prévoit une garantie « honoraires d'expert », ou envoyez-le-nous : le premier diagnostic est gratuit et sans engagement.

Un expert d'assuré, c'est quoi exactement ?

Un expert d'assuré est un professionnel du sinistre que vous mandatez vous-même. Il travaille sur votre dossier, à partir de votre contrat : il constate les dommages, les chiffre, les rattache aux garanties souscrites, puis discute le montant avec l'expert désigné par la compagnie. Ce métier porte un nom, que peu de gens connaissent avant d'en avoir besoin : l'expertise d'assuré.

Le mot « expert » prête à confusion, car plusieurs experts peuvent intervenir sur un même sinistre. Ce qui les distingue n'est pas leur compétence technique : c'est qui les mandate et qui les rémunère.

Autre point que peu de sites disent clairement : expert d'assuré n'est pas une profession réglementée en France. Avant de confier votre dossier à qui que ce soit, demandez un mandat écrit, le barème d'honoraires et l'attestation de responsabilité civile professionnelle du cabinet.

J'ai exercé sept ans comme expert en assurance pour le compte des compagnies avant de passer du côté des assurés. Je sais donc comment un dossier est instruit de l'autre côté de la table : quelles pièces sont regardées, ce qui se discute, ce qui ne se discute pas.

Expert d'assuré ou expert d'assurance : la différence tient au mandat

Dans une expertise amiable, il n'y a pas d'arbitre. Il y a des parties, chacune avec ses intérêts, et un accord à trouver. Savoir qui parle pour qui change tout.

Les rôles, dans l'ordre où vous les rencontrerez :

  • L'expert de la compagnie est mandaté et rémunéré par votre assureur. Il constate, applique les garanties du contrat et remet son rapport à celui qui l'a missionné.
  • L'expert d'assuré est mandaté et rémunéré par vous. Sur votre dossier, nous ne représentons que vous.
  • La tierce expertise intervient si les deux premiers ne s'accordent pas : la plupart des contrats prévoient alors la désignation d'un troisième expert. Chacun conserve son propre expert à sa charge et les honoraires du troisième sont le plus souvent partagés par moitié. Les modalités exactes figurent dans votre contrat.
  • L'avocat traite le droit et la procédure, devant un tribunal si nécessaire. Un expert d'assuré ne plaide pas et ne s'y substitue pas.

Ce qui sépare l'expert de la compagnie de l'expert d'assuré n'est pas la compétence technique. C'est le mandat : l'un est missionné et payé par l'assureur, l'autre par vous.

Votre assureur a son expert. Vous avez le vôtre.

Le premier diagnostic est gratuit et sans engagement. Vous pouvez nous appeler au 06 59 05 48 19 ou écrire à jeremie@kalte-expertises.fr avant de décider quoi que ce soit.

Ce que fait un expert d'assuré, concrètement

Le travail commence bien avant la réunion d'expertise et se poursuit longtemps après. L'essentiel se joue sur la preuve et sur le chiffrage.

Sur un dossier courant, cela recouvre :

  • la lecture des conditions générales et particulières : garanties acquises, exclusions, franchises, plafonds, règles d'indemnisation ;
  • le constat sur place : origine du sinistre, étendue réelle des dommages, mesures, photographies, prélèvements utiles ;
  • le chiffrage poste par poste, selon les règles d'indemnisation de votre contrat : valeur d'usage ou valeur à neuf, avant et après application de la vétusté ;
  • la préparation des pièces : factures, devis, photos d'avant sinistre, attestations, justificatifs de propriété ;
  • la réunion contradictoire avec l'expert de la compagnie, puis la discussion argumentée des écarts ;
  • la contestation motivée du rapport si nécessaire, les courriers à l'assureur, et le suivi jusqu'à l'accord et au règlement.

À quel moment faire appel à un expert d'assuré

Le plus tôt reste le plus efficace, parce que les preuves disparaissent vite : on nettoie, on jette, on répare. Mais il n'est pas nécessairement trop tard ensuite.

Avant l'expertise, l'intérêt est de préparer le dossier, de conserver les éléments détruits et de ne pas signer un document mal compris. Pendant, l'expert d'assuré vous accompagne à la réunion et discute directement avec son homologue. Après, la contre-expertise reste possible : tant que vous n'avez pas donné votre accord définitif, le montant annoncé n'est qu'une proposition. Une fois l'accord signé, la discussion reste ouverte, mais elle suppose des éléments nouveaux.

Les délais qui comptent d'abord sont ceux de la déclaration à votre assureur. Le contrat fixe la durée, mais il ne peut pas descendre sous cinq jours ouvrés pour un sinistre courant, ni sous deux jours ouvrés en cas de vol (code des assurances). En catastrophe naturelle, la déclaration doit intervenir au plus tard trente jours après la publication de l'arrêté au Journal officiel. Par ailleurs, les actions dérivant d'un contrat d'assurance se prescrivent par deux ans à compter de l'événement qui leur donne naissance, délai porté à cinq ans pour les dommages liés à la sécheresse reconnus catastrophe naturelle. En cas de doute, le délai applicable à votre situation figure dans votre contrat.

Ce qu'un expert d'assuré ne peut pas faire

Un cabinet honnête vous dit aussi où s'arrêtent ses pouvoirs. C'est la meilleure façon d'éviter les déceptions.

Il ne crée pas une garantie absente de votre contrat : si le risque n'est pas couvert, aucun argument technique ne le rendra couvert. Il n'a aucun pouvoir de contrainte sur l'assureur, qui reste libre de sa position ; ce qui pèse, c'est la qualité de la démonstration. Il ne remplace ni l'avocat ni le juge, et il ne réalise pas les travaux de réparation.

Il ne promet pas non plus de résultat, et personne ne devrait le faire. Un dossier ne se règle pas sur ce qui est juste, mais sur ce qui est démontré.

Qui paie l'expert d'assuré, et la garantie « honoraires d'expert »

C'est vous qui mandatez l'expert d'assuré, donc c'est vous qui le rémunérez. C'est précisément ce qui garantit son indépendance vis-à-vis de la compagnie.

Chez KALTE, vos honoraires vous sont présentés et expliqués avant toute signature. Vous savez donc à quoi vous vous engagez avant de vous engager.

Certains contrats multirisques habitation ou professionnels comportent, de base ou en option, une garantie dite « honoraires d'expert » : l'assureur rembourse alors tout ou partie des honoraires de l'expert que vous avez choisi, dans les limites qu'il fixe (plafond, pourcentage de l'indemnité, sinistres concernés, parfois facture acquittée exigée). Cette garantie n'est pas systématique et nous ne pouvons pas savoir à l'avance si vous en disposez. Cherchez la mention dans vos conditions générales, ou envoyez-nous votre contrat : nous vérifions ce point dès le premier échange.

Faut-il un expert d'assuré sur votre sinistre ? Parfois non

Tout sinistre ne justifie pas l'intervention d'un expert d'assuré. Un dommage simple, bien couvert, correctement chiffré par un devis d'entreprise et accepté sans discussion par l'assureur n'a pas besoin d'un intermédiaire de plus.

La question se pose davantage lorsque l'enjeu est significatif, lorsque les causes du sinistre sont discutées, lorsque le rapport de la compagnie écarte une garantie que vous estimez acquise, lorsque la vétusté ou la règle proportionnelle réduit fortement la proposition, ou lorsque vous ne comprenez pas comment le montant annoncé a été construit.

C'est le sens du premier diagnostic, gratuit et sans engagement : nous regardons votre contrat et vos éléments, puis nous vous disons où vous en êtes. Si votre sinistre ne justifie pas l'intervention d'un expert, nous vous le disons franchement, et vous repartez avec la marche à suivre.

Questions fréquentes

C'est quoi un expert d'assuré ?
C'est un professionnel du sinistre que vous mandatez personnellement pour défendre votre dossier face à votre compagnie d'assurance. Il lit votre contrat, constate les dommages, les chiffre poste par poste, prépare les preuves et discute le montant avec l'expert désigné par l'assureur. À la différence de ce dernier, il n'est ni missionné ni rémunéré par la compagnie. Sur votre dossier, il ne représente que vous.
Qui paie l'expert d'assuré ?
Vous. C'est vous qui le mandatez, donc vous qui réglez ses honoraires : c'est ce qui garantit son indépendance vis-à-vis de la compagnie. Chez KALTE, vos honoraires vous sont présentés et expliqués avant toute signature. Certains contrats prévoient en plus une garantie « honoraires d'expert » qui peut prendre en charge tout ou partie de la note, dans les limites fixées au contrat.
Quelle est la différence entre l'expert d'assurance et l'expert d'assuré ?
Elle tient au mandat. L'expert d'assurance est désigné et payé par la compagnie : il constate, applique les garanties du contrat et remet son rapport à son mandant. L'expert d'assuré est désigné et payé par vous : il travaille sur votre dossier et porte vos arguments dans la discussion. Les deux peuvent être techniquement compétents ; ils ne parlent simplement pas pour la même partie. Dans une expertise amiable, il n'y a pas d'arbitre.
Peut-on prendre un expert d'assuré après le passage de l'expert de l'assurance ?
Oui. Tant que vous n'avez pas donné votre accord définitif sur le montant proposé, la contre-expertise reste ouverte : la proposition de l'assureur n'est qu'une proposition. Après un accord signé, la discussion reste possible mais nettement plus difficile, et il faut alors des éléments nouveaux. Gardez aussi en tête que les actions dérivant d'un contrat d'assurance se prescrivent par deux ans à compter de l'événement qui leur donne naissance (article L.114-1 du code des assurances), et par cinq ans pour les dommages liés à la sécheresse reconnus catastrophe naturelle.
Mon assureur peut-il refuser que je prenne un expert d'assuré ?
Il ne peut pas vous empêcher de vous faire assister par le professionnel de votre choix, ni de contester une évaluation que vous jugez inexacte. En revanche, il n'est pas tenu de prendre en charge les honoraires de votre expert, sauf si votre contrat comporte une garantie « honoraires d'expert ». Si les deux experts ne s'accordent pas, la plupart des contrats prévoient le recours à un troisième expert, dont les honoraires sont le plus souvent partagés par moitié. Les modalités exactes figurent dans votre contrat.
Sous quel délai dois-je déclarer mon sinistre ?
Le contrat fixe le délai, mais il ne peut pas être inférieur à cinq jours ouvrés pour un sinistre courant comme un dégât des eaux ou un incendie, ni à deux jours ouvrés en cas de vol (article L.113-2 du code des assurances). Pour une catastrophe naturelle, la déclaration doit intervenir au plus tard trente jours après la publication de l'arrêté au Journal officiel. Vérifiez la durée exacte dans vos conditions générales. Une déclaration tardive n'entraîne pas automatiquement la perte de vos droits : l'assureur ne peut vous opposer la déchéance prévue au contrat que s'il établit que le retard lui a causé un préjudice.
Un expert d'assuré est-il utile pour tous les sinistres ?
Non, et c'est honnête de le dire. Un dommage simple, clairement garanti, chiffré par un devis d'entreprise et accepté sans discussion ne nécessite pas d'intervention. L'intérêt apparaît quand l'enjeu est important, quand la cause du sinistre est contestée, quand une garantie vous est refusée, quand la vétusté ou une règle proportionnelle réduit fortement la proposition, ou quand vous ne comprenez pas comment le montant a été calculé. Le premier diagnostic sert précisément à trancher cette question.
Faut-il un expert d'assuré ou un avocat ?
Les deux métiers ne se recouvrent pas. L'expert d'assuré travaille la matière technique : cause du sinistre, étendue des dommages, chiffrage, application des garanties, discussion contradictoire avec l'expert de la compagnie. L'avocat traite le droit et la procédure, et vous représente devant un tribunal. Beaucoup de dossiers se règlent au stade amiable sans avocat. Quand une procédure devient nécessaire, le travail technique déjà constitué reste utile au conseil qui prend le relais.

Pour aller plus loin

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Textes cités : articles L. 113-2 et L. 114-1 du code des assurances. Les garanties, franchises et plafonds applicables à votre dossier restent ceux de votre contrat.

Jérémie Verschaere
Fondateur de KALTE — expert d'assuré IARD

Sept ans passés à expertiser pour les compagnies d'assurance avant de passer du côté des assurés. Un dossier ne se règle pas sur ce qui est juste, mais sur ce qui est démontré.

Page mise à jour le 15 août 2026.

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