- La grêle relève de la garantie tempête, grêle et neige : aucun arrêté catastrophe naturelle à attendre, déclarez dès que vous constatez les dégâts.
- Vous avez déclaré en retard ? Ce n'est pas perdu d'avance : écrivez à votre assureur en lettre recommandée et gardez la preuve d'envoi.
- Tant que vous n'avez pas donné votre accord, le montant annoncé n'est qu'une proposition : ne signez rien avant d'avoir compris le calcul.
- Aujourd'hui : photographiez tout avant les réparations définitives, gardez les factures de bâchage, et demandez par écrit le rapport et le chiffrage.
Ce que la grêle du 15 juillet 2026 a laissé sur les bâtiments
Des grêlons de 6 à 7 cm ne cassent pas seulement ce qui se voit. Une tuile peut rester en place et être fendue. Une plaque de fibrociment peut être fissurée sans fuir tout de suite. Un bac acier cabossé peut perdre son revêtement de protection, et la corrosion vient ensuite, parfois des mois plus tard. Le dommage réel se lit rarement depuis le sol, jamais depuis une photo prise de la rue.
La question qui décide du montant n'est presque jamais « y a-t-il des impacts ». C'est : la couverture peut-elle être réparée par remplacement ponctuel, ou faut-il reprendre le versant entier. Cette question se tranche avec des relevés, un comptage d'impacts par surface, des photos datées, parfois une dépose d'essai. Pas avec une impression.
Sur un module photovoltaïque, l'impact peut ne laisser aucune trace nette et provoquer des micro-fissures internes qui font chuter la production. C'est un poste de dommage qui se démontre par des mesures, pas à l'œil nu.
Les postes que nous relevons le plus souvent sur ce type d'épisode :
- tuiles, ardoises, faîtages, arêtiers et solins
- fenêtres de toit, coupoles, lanterneaux
- gouttières, descentes d'eaux pluviales, habillages de rive
- bardages métalliques ou bois, enduits et isolation extérieure
- volets roulants, volets battants, portes de garage, portails
- vérandas, pergolas, serres, abris de jardin
- panneaux photovoltaïques et leurs supports
- hangars agricoles, bâtiments d'élevage, couvertures en bacs acier ou fibrociment
- climatiseurs, pompes à chaleur, antennes et ventilations en toiture
- infiltrations et dommages intérieurs consécutifs : plafonds, isolants, sols
Grêle : la garantie qui s'applique n'est pas la catastrophe naturelle
C'est la confusion la plus fréquente, et elle fait perdre du temps. Les dégâts de grêle relèvent de la garantie tempête, grêle et neige. Depuis la loi du 25 juin 1990, tout contrat qui garantit les dommages d'incendie à un bâtiment situé en France couvre aussi les effets du vent dû aux tempêtes ; au titre de cette même garantie, les assureurs prennent en charge les dommages causés aux toitures par les impacts de grêle et par le poids de la neige. En pratique, les multirisques habitation la comportent : vérifiez vos conditions particulières, l'étendue exacte reste contractuelle.
Conséquence directe : aucun arrêté n'est nécessaire. Contrairement au régime des catastrophes naturelles, vous n'avez pas à attendre la publication d'un texte au Journal officiel pour être indemnisé de la grêle. La déclaration se fait dès la constatation des dommages. Le code des assurances impose un délai qui ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés ; le délai exact figure dans votre contrat.
Le régime catastrophe naturelle, lui, concerne d'autres phénomènes : inondation, coulée de boue, sécheresse. Si l'orage du 15 juillet s'est accompagné chez vous d'une inondation ou d'une coulée de boue, ces dommages-là peuvent en relever. Ce régime suppose un arrêté interministériel publié au Journal officiel, et la déclaration doit intervenir au plus tard trente jours après cette publication. Les deux régimes peuvent coexister sur un même sinistre, avec des franchises différentes.
Garanties, franchises et plafonds dépendent du contrat que vous avez souscrit. Une multirisque habitation, un contrat professionnel et un contrat agricole ne traitent pas la grêle de la même façon.
Votre assureur a son expert. Vous avez le vôtre.
Le premier diagnostic est gratuit et sans engagement. Si votre sinistre ne justifie pas l'intervention d'un expert, je vous le dis franchement : vous repartez avec la marche à suivre. Nos honoraires vous sont présentés et expliqués avant toute signature.
06 59 05 48 19 · jeremie@kalte-expertises.fr
Ce que fait un expert d'assuré en Ardèche sur votre dossier
Votre assureur mandate un expert. Cet expert travaille pour la compagnie qui l'a désigné. Vous avez le droit d'être assisté par le vôtre, pendant l'expertise comme après. Sur votre dossier, nous ne représentons que vous.
Le travail commence par la lecture de votre contrat : garanties acquises, exclusions, franchises, plafonds, présence ou non d'une garantie valeur à neuf et conditions de cette garantie. Vient ensuite le constat sur place : montée en toiture quand c'est possible, relevés, comptage des impacts, mesures, photos datées, recherche des dommages non apparents. Puis le chiffrage, poste par poste, aux prix des entreprises du secteur.
Enfin l'expertise contradictoire, c'est-à-dire la réunion où les deux experts confrontent leurs constats : nous sommes présents face à l'expert de la compagnie, et la discussion porte sur des relevés et un chiffrage, pas sur des estimations verbales. Un dossier ne se règle pas sur ce qui est juste, mais sur ce qui est démontré.
Et si l'expert de la compagnie est déjà passé ? Ce n'est pas un obstacle : nous reprenons la gestion du sinistre en l'état. Nous demandons par écrit le rapport et le détail du chiffrage, nous retournons sur place quand les constatations sont encore possibles, et nous rouvrons la discussion sur ce qui a été retenu — ou oublié. Tant que vous n'avez pas donné votre accord définitif sur le montant proposé, ce montant n'est qu'une proposition.
Vous n'avez pas encore été indemnisé
Un mois passe, puis un autre. Après un épisode de grande ampleur, les délais s'allongent. Le silence n'est pas un refus, mais il ne fait pas avancer votre dossier : relancez par écrit, et gardez une copie de chaque envoi.
Si vous avez déclaré tardivement, ce n'est pas nécessairement perdu. Le code des assurances prévoit que la déchéance pour déclaration tardive ne peut vous être opposée que si elle est prévue au contrat et si l'assureur établit que le retard lui a causé un préjudice. Ce n'est donc pas automatique.
Il existe en revanche une limite ferme : la prescription biennale. Le code des assurances prévoit que les actions nées du contrat d'assurance se prescrivent par deux ans, en principe à compter du sinistre. Le code des assurances précise ce qui interrompt ce délai : la désignation d'un expert à la suite du sinistre, une action en justice, ou une lettre recommandée avec accusé de réception que vous adressez à votre assureur au sujet du règlement de l'indemnité. Écrivez, gardez la trace, ne restez pas dans l'oral.
Demandez par écrit le rapport d'expertise et le détail du calcul. Vous avez besoin de savoir sur quelles surfaces et quels prix la proposition a été construite.
La proposition vous paraît faible : par où regarder
Une indemnité basse tient rarement à un seul chiffre. Elle tient à des choix techniques faits en amont, et chacun se discute.
Le premier point est la vétusté, l'abattement appliqué au titre de l'usure du bien avant le sinistre. Son taux doit être justifié, et il se discute. Si votre contrat comporte une garantie valeur à neuf, une partie de cette vétusté peut vous être réglée en complément, généralement après réalisation effective des travaux et sur justificatifs, dans les conditions et les délais prévus par votre contrat.
Le deuxième point est l'étendue des travaux retenus : reprise ponctuelle plutôt que réfection du versant, oubli de l'écran sous-toiture (la membrane posée sous les tuiles) ou du liteaunage (les liteaux qui les portent), absence des accès et des échafaudages, dommages intérieurs consécutifs aux infiltrations laissés de côté, frais de bâchage et de mise en sécurité non repris.
Le troisième point concerne surtout les bâtiments agricoles et professionnels : la règle proportionnelle de capitaux. Si la valeur assurée au contrat est inférieure à la valeur réelle du bien au jour du sinistre, le code des assurances permet à l'assureur de réduire l'indemnité dans la même proportion, sauf clause contraire du contrat. Cela se vérifie, et cela se conteste quand la déclaration était exacte. Enfin, si le désaccord persiste entre les deux experts, la plupart des contrats prévoient une tierce expertise : un troisième expert désigné d'un commun accord, ou à défaut par le président du tribunal, dont les frais sont en principe partagés entre l'assuré et l'assureur.
Où nous intervenons en Ardèche
KALTE a son siège à Boulogne-Billancourt et intervient dans toute la France. Nous n'avons pas de bureau en Ardèche : nous nous déplaçons, et nous l'avons fait après le 15 juillet 2026.
Nous sommes intervenus à Aubenas, Vals-les-Bains, Ucel, Prades, Lalevade, Ailhon, Saint-Privat, Villeneuve-de-Berg, Saint-Alban-Auriolles, Viviers et dans les communes alentour. Si votre commune ne figure pas dans cette liste et que vous êtes sur le secteur touché, appelez : la question du déplacement se règle en deux minutes au téléphone.
Entre deux visites, vous n'êtes pas laissé sans nouvelles. La déclaration se fait en ligne en quelques minutes, depuis votre téléphone, photos comprises, et vous recevez un accusé de réception immédiat. Ensuite, nous vous disons où en est votre dossier sans que vous ayez à le demander.
Ce que vous pouvez faire dès aujourd'hui
Même si vous ne nous appelez jamais, faites ces choses-là. Elles prennent une heure et elles servent à une seule chose : garder la preuve de ce que la grêle a fait chez vous.
Vos réflexes utiles, dans l'ordre :
- Déclarez par écrit si ce n'est pas fait, même hors délai, et conservez la preuve d'envoi.
- Photographiez avant toute réparation : vues d'ensemble, vues rapprochées, avec la date.
- Prenez les mesures conservatoires nécessaires, bâchage compris, pour empêcher l'eau d'entrer, et gardez les factures.
- Ne faites pas réaliser les réparations définitives avant le passage de l'expert.
- Conservez les éléments déposés : tuiles fendues, plaque percée, module cassé. Ce sont des preuves.
- Réunissez vos devis d'entreprises locales, détaillés, avec les surfaces.
- Demandez par écrit le rapport d'expertise et le détail du chiffrage.
- Ne signez aucun accord ni quittance avant d'avoir compris comment le montant est calculé.